Un crédit auto : oui, mais pas pour tous !

Faire une demande de crédit est aujourd’hui un acte courant. Elle est rarement refusée, notamment dans le cas de l’acquisition d’un véhicule. Cependant, il existe bien des critères qui peuvent entraîner un refus. Même si on ne le dit pas expressément, il ne vaut mieux pas être smicard, jeune travailleur, en CDD, retraité au minimum ou au RSA…

 

Au premier abord, tout le monde peut obtenir facilement un crédit automobile, même si dans les faits les choses sont un peu plus compliquées que cela. En effet, il faut tout bonnement être majeur, résider en France, avoir des revenus réguliers prouvés et ne pas être interdit bancaire ou inscrit sur le fichier des incidents de remboursements de crédits aux particuliers (FICP). À partir de ce moment là, logiquement, il ne reste plus qu’à signer.

Un tiers des revenus

Dans le principe donc, toute personne répondant aux exigences d’âge, résidence et revenus peut se voir accorder un crédit pour l’achat d’une automobile neuve ou d’occasion. Il s’agit alors d’un crédit dit « affecté » ou « lié », dont le montant peut varier de 200 à 75 000€. Dans les faits, par exemple un jeune travailleur de 18  ans gagnant 1000€ nets par mois peut contracter un crédit pour au moins un tiers de ses revenus, c’est à dire de l’ordre de 333€. On considère en effet que la capacité de remboursementd’un crédit ne doit pas affecter plus du tiers des revenus. Encore faut-il que cette personne n’ait ni d’autre crédit en cours, loyer ou repas à payer. C’est à dire qu’en fait, il vit gratuitement chez ses parents. Dans ce cas, il pourra emprunter la somme nécessaire à l’achat d’un véhicule correspondant à sa capacité d’emprunt maximum et de remboursement, le tout pour un délai raisonnable, comme par exemple 10 000€ sur environ 36 à 40 mois.

Injustement écartés

Si un jeune peut emprunter cette somme, un travailleur au smic peut donc en faire autant. Cependant, sa capacité de remboursement sera réduite de ses charges (logement, eau, gaz, électricité, pension éventuelle, etc.). Ainsi, contrairement au cas précédent, il est rare qu’il puisse contracter un tel emprunt. C’est aussi le cas des personnes en CDD qui se voient souvent refuser ce type de prêt, même si leurs revenus sont largement au dessus de la moyenne. Les retraités touchant le minimum sont souvent mis dans le même panier et parfois eux-aussi injustement écartés de cette possibilité d’emprunt. N’abordons donc pas le problème de ceux dépendant des minima sociaux (RSA, chômeurs de longue durée, etc.).

Micros-crédits

Pour obtenir un crédit avec des conditions d’emploi ou de revenu précaires, il est possible de s’adresser tout d’abord à sa banque ou à un organisme spécialisé. On peut aussi se faire aider par un travailleur social qui pourra faciliter les démarches. Les organismes de consommation peuvent être également de bons conseillers en la matière. Il est même possible de s’adresser à un organisme accordant des micros-crédits allant de 300 à 3000€ et remboursables entre 6 mois et 5 ans. Si ce n’est pas le luxe, on peut toutefois trouver un véhicule dans cet ordre de prix pour se rendre au travail ou rompre son isolement provincial.

Attention : rappelez-vous que, quelle que soit votre situation, si vous demandez un crédit pour acheter un véhicule et que celui-ci est refusé par l’organisme sollicité, vous ne devez absolument rien au vendeur. En effet, le crédit affecté ou lié refusé rend alors la vente « résolue », c’est à dire annulée de plein droit et sans indemnité. De plus, le vendeur doit vous reverser sans retenue tout acompte versé.

 

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